Que doit-on savoir à propos de la surdité ?

La surdité est l’abolition complète de l’ouïe. mais on appel une abolition partielle l’hypoacousieL’oreille permet à l’homme d’avoir une ouverture sur le monde extérieur par l’intermédiaire des vibrations. Les différents organes qui constituent l’oreille peuvent être atteints et expliquent les différentes pertes auditives;

Les troubles de l’audition 

  • troubles quantitatifs et il s’agit alors d’une perte de l’audition du point de vue de l’intensité ;
  • troubles qualitatifs lorsque l’oreille n’enregistre pas correctement les sons, ce qui provoque des troubles de la discrimination des sons. Dans ce cas, il s’agit de surdités de perception (oreille interne) se traduisant par des surdités sur les fréquences aiguës rendant la parole incompréhensible. A cette surdité se surajoute le phénomène de recrutement qui signifie que le sujet entend plus fort qu’il ne devrait par rapport à son seuil, ce qui rend l’appareillage très difficile.

LES SYMPTÔMES DE LA SURDITÉ

 Les signes qui montrent que l’on a de sérieux problèmes à l’oreille : acouphènes (bourdonnements d’oreille), otorrhée (écoulement de liquide par l’oreille), otorragie (écoulement de sang par l’oreille), otalgie (douleur dans l’oreille), vertiges, paralysie faciale, céphalées, baisse accru de l’audition…

L’apparition d’une surdité chez l’adulte doit entraîner un certain nombre d’investigations permettant de savoir à quel niveau se pose le problème et quelle en est la cause, de préciser le degré de perte auditive : 

  • L’allure évolutive de la surdité : progressive, fluctuante ou brutale ;
  • La date et les circonstances d’apparition de l’hypoacousie
  • Le caractère uni- ou bilatéral ;
  • Le retentissement socio-professionnel de la surdité ;
  • La profession ;
  • Les antécédents ORL ;
  • Les antécédents familiaux de surdité

EXAMENS ET ANALYSES

L’acoumétrie fait appel à l’audition de la voix et des diapasons. Normalement, la voix chuchotée est perçue à 6 mètres, la voix haute à 40 mètres.

L’examen au diapason, simple et rapide, permet de distinguer les surdités de transmission et de perception.

L’épreuve de Weber consiste à comparer l’acuité auditive des deux oreilles à l’aide d’un diapason appuyé sur le front. Le médecin demande au patient de quel côté il perçoit le son. Si le son est perçu par l’oreille la plus sourde, il s’agit d’une surdité de transmission ; s’il est mieux perçu par l’oreille saine, il s’agit d’une surdité de perception (lésions de l’oreille interne). En cas d’audition normale ou symétrique, les vibrations sont entendues des deux côtés.

L’épreuve de Rinne sert à diagnostiquer les surdités de transmission. Un diapason est placé devant l’oreille, puis contre la mastoïde. A l’état normal, le son est mieux et plus longtemps perçu par voie aérienne. Dans les maladies de l’appareil de transmission, il est mieux perçu par voie osseuse : le Rinne est alors négatif.

L’audiométrie tonale liminaire est réalisée en cabine insonorisée séparée de l’examinateur par une vitre et le médecin demande au patient de lever le doigt dès qu’il entend le son émis. L’exploration se fait d’abord par voie aérienne à l’aide d’écouteurs puis par voie osseuse à l’aide d’un vibrateur appliqué sur la mastoïde. Des sons purs de fréquences connues (125 à 8 Hertz) sont émis à des intensités choisies et variables (0 à 100 dB).

Cet examen fortement recommandé car il permet de :

  • De déterminer les seuils auditifs pour chaque fréquence. Les résultats sont notés sur un diagramme qui fait apparaître deux courbes : l’une en conduction osseuse, l’autre en conduction aérienne.
  • De préciser la nature de la surdité :
  • Surdité de transmission : courbe de conduction osseuse normale et courbe de conduction aérienne abaissée
  • Surdité de perception : les deux courbes sont abaissées de façon identique.
  • Surdité mixte : la courbe de conduction aérienne est plus abaissée que celle de la conduction osseuse.
    Ce test subjectif nécessite la collaboration du patient.

 

LES CAUSES DE LA SURDITÉ

  • Les causes héréditaires ou congénitales ;
  • Les causes infectieuses ou inflammatoires : labyrinthites aiguës ou chroniques associées à des vertiges (complications d’otite, syphilis) ;
  • L’otospongiose cochléaire ;
  • Les causes toxiques : antibiotiques (aminosides) ;
  • Les causes métaboliques dégénératives :
    • L’athérosclérose des vaisseaux cochléo-vestibulaires ;
    • La presbyacousie est la conséquence du vieillissement physiologique de l’organe de Corti plus ou moins marquée selon les sujets ;
  • Les surdités brusques ;
  • Les surdités de la maladie de Ménière
  • Certaines surdités révèlent une sclérose en plaque, une tumeur du tronc cérébral.

 

LE TRAITEMENT DES SURDITÉS DE PERCEPTION

Le traitement se limite à des vasodilatateurs et les vitamines B.

Les surdités importantes de l’enfant et de l’adulte bénéficient d’un appareillage.

Les implants cochléaires : parce-qu’un malade auditif peut posséder encore un nerf auditif utilisable, il peut bénéficier d’un implant cochléaire qui consiste en la mise en place chirurgicale d’une ou plusieurs électrodes au voisinage de ce nerf. Leur but est de restaurer une audition utile à des sujets présentant une surdité bilatérale profonde ou totale en transformant le signal acoustique en un signal électrique traité et directement transmis aux fibres du nerf auditif au niveau de la cochlée.

Une rééducation orthophonique est bien entendu indispensable.

Grâce à ces appareils, une certaine discrimination est possible et avec l’aide de la lecture labiale, ils permettent à quelques sourds totalement isolés de recevoir des stimulations et de communiquer.

La motivation et l’environnement du sourd total doivent être de qualité, car la compréhension des sons nouveaux apportés par un implant cochléaire nécessite un effort comparable à celui nécessaire pour apprendre une langue étrangère.

Peu de gens se montrent capables naturellement de communiquer avec un malentendant, c’est-à-dire en se plaçant devant lui et en articulant distinctement. Rien ne sert d’élever la voix.

LES TRAITEMENTS DES SURDITÉS DE TRANSMISSION

Traitement médical :

  • Les bouchons de cérumen sont enlevés par lavage ou aspiration ;
  • Les corps étrangers sont extraits à la micropince ;
  • L’otite externe est soignée par les gouttes auriculaires (Polydexa, Antibiosynalar, Panotile…). Un traitement par voie générale anti-inflammatoire (Nifluril, Surgam) et antalgique (Doliprane, Paralyoc, Dafalgan) est nécessaire. Les antibiotiques sont parfois prescrits ;
  • Les otites séro-muqueuses sont traitées par anti-inflammatoires ;
  • Les poussées aiguës d’otite chronique avec écoulement sont traitées par les antibiotiques : Clamoxyl, Augmentin, Rulid, céphalosporines, quinolones de 2° génération (Péflacine, Oflocet, Noroxine). Certaines gouttes auriculaires peuvent être utilisées (Otofa). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont associés.

Un traitement de fond est ensuite conseillé : antihistaminiques, mucofluidifiants, immunothérapie, oligo-éléments.


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