• Le balafon, symbole d’identité culturelle et d’intégration sous-régionale

    Auteur : Aminata Gbane | 28 février 2019 | 2 057 vues

Joueurs de balafon au festival international du Balafon

Le balafon est un instrument africain à percussion, originaire du Royaume de Sosso, entre le Mali et la Guinée. Il est formé de lames de bois dur juxtaposées, montées sur des calebasses creuses faisant caisse de résonance, et que l’on frappe à l’aide d’un maillet garni de caoutchouc. Né au 12è siècle, le nom balafon vient de  » bala fò  » qui signifie en mandingue  » jouer le bala (instrument en malinké) « , le terme « fon » de la terminaison de ce mot signifie également « sonne » dans cette même langue. Cette sorte de xylophone rapidement adoptée dans toute l’Afrique Occidentale, sera principalement l’un des instruments propres aux différents peuples mandingues.

Dans le nord de la Côte d’Ivoire, chez le peuple Sénoufo, le balafon est l’instrument phare de la musique traditionnelle, accompagnant une danse initiatique, ponctuant une musique funéraire ou encore joué pendant les festivités. Le djéguélé (en langue locale) est le plus utilisé des instruments traditionnels en pays Sénoufo, devant le tam-tam, les castagnettes, la flûte, le grelot etc…

« Le Djéguélé Festival » est un rendez-vous international culturel, qui a lieu chaque année en Côte d’Ivoire depuis 2016. Il contribue à la promotion et la valorisation du balafon en Côte d’Ivoire, en plus d’être une rencontre artistique et culturelle entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Symbole fort d’identité culturelle et d’intégration sous-régionale, l’Unesco a inscrit le balafon (Djéguélé) des peuples Sénoufo du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, en novembre 2012.

Aujourd’hui, le « xylophone africain » s’exporte car son orchestration produit une musique résolument moderne. Cette popularisation permet ainsi la diffusion de la culture mandingue hors d’Afrique.


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