• Vincent Toh Bi Irié : « Vous paierez cher les injures sur Facebook… »

    Auteur : Aminata Gbane | 28 novembre 2019 | 195 vues

Vincent Toh Bi Irié aime attirer l’attention de la population, en particulier la jeunesse, sur les différents maux qui minent la société ivoirienne. L’histoire de ce jeune homme qui balançait des injures sur Facebook devrait emmener certains à réfléchir…

Après avoir parlé une fois d’un jeune homme qui a raté l’occasion de devenir un grand entrepreuneur à cause de son « malparlage », le préfet Vicent Toh Bi Irié raconte une autre histoire. Encore un autre jeune homme, victime de cette manie qu’on a de parler mal à tout va.

« Il y a quelques jours, j’ai reçu à mon bureau une dame touchée par ma visite à l’Hopital Psychiatrique de Bingerville (…) S’en est suivi un débat sur la puissance de l’outil Internet et particulièrement sur les prouesses que l’on peut réaliser avec Facebook. Bien sûr, nous avons souligné les dégâts du mauvais usage de ces instruments.

Et elle m’a fait ce témoignage : « Un jour, j’ai fait un post sur une plate-forme pour expliquer une déconvenue que j’ai eue dans une Ambassade. À ma grande surprise, je me suis retrouvée attaquée par certains internautes. Mais ce qui m’a le plus fait mal, ce sont les propos d’un jeune homme de 23 ans qui a écrit : ça t’a loupée ! Ça t’apprendra à aller jouer les prostituées en Europe« .

La dame en question est Directrice Générale Adjointe d’une des plus grandes entreprises de Côte d’Ivoire. Elle a eu tellement mal d’une telle offense gratuite qu’elle a parcouru le profil de ce jeune homme de 23 ans.

Un jour, elle procédait à un recrutement et son attention a été attirée par la photo sur le CV d’un des candidats. Après plusieurs heures de gymnastique cérébrale, elle a reconnu « l’insulteur ». Elle l’a donc convoqué pour une interview et à la fin, elle lui a montré leurs conversations sur Facebook et toutes les injures qu’il avait répandues contre la pauvre dame.

Ces deniers temps, j’observe que beaucoup de jeunes femmes et hommes transgressent toutes les règles basiques de moral et utilisent Facebook pour détruire d’autres personnes ou laisser libre cours à leurs instincts grégaires, dans mon Département où nous avons besoin de toutes les énergies positives pour créer le bonheur et la prospérité.

Je voudrais juste leur donner un conseil, non seulement comme garant de l’ordre et de la sécurité à Abidjan, mais également comme grand frère : jeunes sœurs, jeunes frères, retenez vous un peu. Toutes les injures que vous distribuez gratuitement sur Facebook, vous le paierez très cher sur terre et au Ciel. »

Vincent Toh Bi Irié dit vrai, les réseaux sociaux ont amplifié le phénomène de malparlage c’est vrai, mais au delà, il est peut-être temps de faire la différence entre le réel et le virtuel. Et surtout comprendre que les mots laissent des traces indélébiles, faisons attention à nos bouches… et à nos doigts !

 


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